68 % des entreprises françaises sont confrontées à un déficit technologique

mercredi 25 juin 2014

72 % des entreprises européennes connaissent un déficit technologique qui démontre le fossé existant entre les besoins des entreprises et les capacités de leurs infrastructures. En les comparant avec les entreprises en Europe, on constate que les entreprises françaises sont parmi les mieux préparées avec 68 % qui font face à ce déficit en indiquant un manque modéré ou important. Cependant, ce déficit technologique est une réalité qui se développe dans les entreprises en France. En effet, l’étude* commandée par Colt Technology Services montre que ce phénomène touche les entreprises de toute taille en mettant en évidence que la majorité n’est pas prête à faire face aux défis futurs de l’entreprise. Les résultats de l’étude dévoilent que l’Espagne est le pays le mieux doté avec 62 % seulement des entreprises qui font face à ce déficit contre 81 % pour les entreprises allemandes.


L’étude réalisée pour le compte de Colt révèle également que la majorité des entreprises européennes estiment que leurs infrastructures vont évoluer au cours des deux prochaines années. Cette évolution devient un enjeu, celui de répondre au mieux aux besoins futurs de l’entreprise comme la voix et les communications (90 % en France contre 88 % en Europe), les centres de données (89 % en France contre 90 % en Europe) et les services réseau (81 % en France contre 85 % en Europe).


Sans cette évolution des infrastructures actuelles, 44 % des entreprises françaises (53 % en Europe et près de 61 % en Italie) pensent qu’elles seront incapables, d’ici à l’année prochaine, de répondre de manière efficace aux besoins de la clientèle. Seulement 24 % d'entre elles (26 % en Europe, 21 % en Belgique et près de 34 % au Royaume-Uni) estiment que leurs infrastructures actuelles sont prêtes pour l’avenir et disposent d’une évolutivité leur permettant de gérer la complexité et les fluctuations des demandes de service (pics et baisses) au cours des deux prochaines années. Enfin, 22 % des entreprises françaises (20  % en Europe, 26 % en Italie et 12 % aux Pays-Bas) affirment qu’elles n’ont pas mis en place de stratégie. Ce déficit est légèrement plus faible au sein des grandes entreprises avec 67% de sociétés concernées contre 68% pour les PME.


Par ailleurs, cette étude montre que l’approche privilégiée de l’évolution de l’infrastructure IT s’articule autour de la simplificition et de l’automatisation. En effet, 60 % des entreprises consultées en Europe affirment qu’elles sont à la recherche de plus de simplicité dans leurs infrastructures. 
Au cours des deux prochaines années, l’usage des services Infrastructure as a service (IaaS), Software as a service (SaaS) et la colocation dans les data centres devraient connaître une augmentation de 52 % pour le IaaS, de 55 % pour le SaaS et de 33 % pour la colocation.


L’étude commandée par Colt Technology Services démontre également une évolution vers davantage de consolidation des fournisseurs et des partenaires stratégiques avec 63 % des entreprises qui apprécient les bénéfices d'un fournisseur unique proposant une offre avec différentes options de services IT et d'infrastructure.
« Dans l’économie numérique, les approches stratégiques essentielles dans l’activité commerciale comme la conquête de nouveaux marchés, la réponse aux besoins de la clientèle et l’accroissement de la profitabilité reposent sur le déploiement efficace et adaptable de la technologie, » explique Michel Calmejane, directeur général de Colt en France. « Les résultats de cette étude montrent que ce déficit technologique est un problèmeet qu’il a un impact sur les entreprises de toute taille en Europe. Le paradigme de l'économie numérique réside dans le fait que que les entreprises doivent adopter de nouvelles technologies et de nouveaux outils. Cela doit permettre l’éclosion de nouveaux modèles économiques et des nouvelles approches qui vont de l’analyse des applications de l’utilisateur à la technologie évolutive. Si ce déficit n’est pas comblé, les entreprises devraient en voir encore plus les conséquences dans les 12 prochains mois. L’impact sera coûteux et préjudiciable pour les entreprises les moins bien préparées. »


Grâce aux résultats de cette étude, Colt est en mesure d’identifier trois tendances majeures pour les entreprises européennes. Tout d'abord, les prestations de services devraient aider à l’évolution du mode de pensée des entreprises à propos de leurs infrastructures en mettant en avant un modèle basé sur les services et non plus sur l’achat d’infrastructures. Deuxièmement, la flexibilité sera au cœur des approches et des transactions commerciales. Les entreprises vont s’appuyer sur des fournisseurs en mesure de les accompagner dans ce changement. Enfin, la simplification des procédures de fonctionnement devraient permettre aux services informatiques de migrer vers le Cloud, mais aussi d’utiliser un fournisseur unique en raison du processus de consolidation en cours et d'identifier des partenaires stratégiques.


« Les responsables informatiques doivent faire face à la fois à une infrastructure de plus en plus complexe et à une conduite du changement permanente pour soutenir les nouveaux business models digitaux », résume Michel Calmejane, directeur général de Colt en France. « Différentes décisions devront être prises pour la mise en place de l’infrastructure. Cela implique quoi acheter et comment se le procurer, mais aussi la garantie d’un accompagnement immédiat et à venir. Cette démarche doit introduire plus de simplicité et de flexibilité dans le business model actuel pour lui permettre d’évoluer avec succès d’une approche actuelle basée sur la disponibilité de l’infrastructure vers une approche plus efficace de fourniture de services à des clients qui souhaitent un modèle plus souple et adapté à leurs besoins évolutifs. »


* Méthodologie : 852 décideurs IT des entreprises européennes ont été interrogés en ligne en avril 2014. Les entreprises consultées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas ont été réparties équitablement entre les PME (50-500 employés) et les grandes entreprises (plus de 500 employés). Les entreprises belges, italiennes, espagnoles et suisses de cette étude ont été sélectionnées parmi les entreprises de plus de 100 collaborateurs dans ces pays. Les recherches ont été menées par Loudhouse, un organisme de recherche indépendant basé à Londres (Royaume-Uni).


















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