Big Data : l'état du marché et ses grandes tendances en France

lundi 30 juin 2014

Selon l’étude conduite par Markess en France, le nombre de projets Big Data en France continue de progresser. Parmi les 220 décideurs d’entreprises privées et d’administrations interrogés au 2ème trimestre 2014, 11% ont indiqué avoir déjà mené un projet lié au Big Data et 37% disent avoir des projets en cours ou réfléchir.

Si en 2012, les projets menés par les entreprises des décideurs interrogés se concentraient essentiellement sur l’analytique, les projets en cours en 2014 portent davantage sur l’exploitation de données en volume ou sur des problématiques de temps réel avec des périmètres fonctionnels et des enjeux différents selon les secteurs et les directions métiers. Les secteurs en avance sur ces sujets étant la distribution (grande distribution, commerce, web), les opérateurs de services, les banques et les assurances.

Il faut dire qu'en deux ans, la maturité des décideurs interrogés sur le Big Data a progressé. Ils sont aujourd’hui près de 75% à indiquer avoir une "bonne" à "très bonne" connaissance du sujet. "Les résultats montrent plutôt un approfondissement de la connaissance chez ceux qui avaient déjà des bases en 2012, ainsi qu’une diminution du nombre de décideurs n’ayant jamais entendu parler du Big Data, explique Laetitia Bardoul, analyste Senior en charge de l’étude chez Markess. On notera également que, si l’évolution du niveau de connaissance du sujet est surtout importante auprès des décideurs rattachés aux directions informatiques et marketing, la nouvelle étude décèle un intérêt pour le Big Data de la part de décideurs d’autres directions métiers, notamment celles en charges des ressources humaines et de la finance".

Les objectifs recherchés avec le Big Data varient d'ailleurs beaucoup selon les directions métiers. Ainsi, si pour les décideurs marketing, il s’agit avant tout de personnaliser l’expérience client et de disposer de fonctions analytiques poussées, notamment prédictives, les décideurs RH souhaitent quant à eux optimiser la gestion des compétences et des talents via une analyse fine des données et la gestion de modèles de performance. Quant aux profils financiers, ils attendent des fonctionnalités leur apportant un meilleur contrôle sur la fiabilité des données et indicateurs et des analyses performantes.

Pour répondre aux attentes des métiers, les pratiques de gouvernance des données s’avèrent importantes. Ainsi, les profils de répondants précurseurs sur les projets Big Data ont entamé davantage de démarches visant à identifier et qualifier leurs sources de données et contenus. Les principaux enjeux pour les organisations sur la gestion de l’information étant en premier lieu de savoir exploiter et utiliser leurs informations, viennent ensuite les problématiques liées à l’intégration des données et à leur sécurité et à la confidentialité, ce dernier enjeu étant essentiel dans les secteurs de la banque et de l’assurance.

Si l’intérêt pour les opportunités offertes par le Big Data se développe en France, 80% des décideurs interrogés avouent malgré tout manquer de compétences en interne pour mener à bien de tels projets. Aujourd’hui, les données dans les entreprises sont essentiellement gérées par les directions informatiques, puis par des profils métiers selon la typologie des données. Les "data scientists" et les "data stewards" sont encore peu présents dans les entreprises en France (respectivement 4% et 1% des décideurs interrogés les citent). Reste que les besoins en profils expérimentés vont crescendo, notamment pour l'exploitation analytique, pour la partie projets ou encore pour la restitution décisionnelle.

Enfin Markess a identifié les trois grandes tendances du Big Data en France d'ici à 2016 :



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