E-Payment : La carte à puce, grande gagnante

dimanche 6 juillet 2014

La migration EMV* se poursuit et le nombre de cartes de débit et de crédit continuent à progresser partout dans le monde. Les principales attentes des porteurs de cartes sont aujourd'hui la facilité d’usage, la protection de leurs données personnelles ainsi que la rapidité et la fiabilité des transactions. Ainsi, les cartes demeurent aujourd’hui le principal moyen de paiement dans le monde. Mais le paysage de la finance et du paiement connaît cependant une forte évolution en rencontrant de nouveaux défis. Les porteurs de cartes se montrant de plus en plus exigeants, les commerçants, les émetteurs et acquéreurs de transactions doivent adopter de nouvelles technologies susceptibles de les satisfaire. Le Salon Cartes Secure Connexions** de novembre prochain sera l'occasion de faire le point sur ce marché en plein essor.


Perspectives à 3 ans pour le secteur du paiement mobile
Selon PWC, le volume des paiements mobiles pourrait atteindre 214 milliards de $. Un dixième des 2 trillions de $ des transactions en cash de petits montants (25 $ ou moins)pourraient migrer vers le mobile. Un enjeu de 20 milliards de $billion pour l’industrie des services financiers, tant par les gains issus des nouvelles recettes que par la suppression du manque à gagner lié à la défection des clients.


L’explosion du m-Payment : la révolution majeure du secteur
Les grands réseaux comme Visa ou MasterCard commencent à faire migrer leurs solutions sur le paiement sans contact à partir d’un mobile. Trois facteurs soutiennent la progression des transactions électroniques appliquées au paiement : la pénétration croissante des smartphones et d’Internet, les avancées technologiques et le développement de nouveaux produits et services.

La révolution majeure dans l’e-Payment vient de l’usage accru des smartphones et autres dispositifs portables, que ce soit pour les opérations bancaires, le commerce en ligne et, de plus en plus, les achats en magasins.


Les applications phares de l'e-payment
Régler ses achats via son téléphone mobile ou sa tablette est aujourd’hui une réalité, en particulier chez les jeunes. Une part significative des transactions commerciales émulées par des cartes le sont désormais par le biais de dispositifs portables, tant pour le commerce en ligne que pour les achats dans les magasins où l’on peut charger des applications, scanner des QR codes et transformer son téléphone en terminal de paiement.

Une part du chiffre d’affaires est captée par les « mobile wallets » (application ou site mobile qui collecte l’information relative aux paiements et numéros de cartes de crédit des clients), permettant ainsi de procéder à des transactions « offline » et « online ». Les « mobile wallets » doivent cependant encore faire la preuve de leur facilité d’usage et de leur sécurité pour se substituer aux paiements cash ou par carte. Leur succès futur dépend de leur capacité à devenir des applications « all-in-one » intégrant tous les services qu’en attendent les consommateurs : bons de réduction et d’achats liés aux programmes de fidélité dans le commerce, tickets et boarding passes, déclarations d’intention, relevés de dépenses, prévisions de budget, etc.

Un exemple illustre bien cette approche : la plate-forme Bluebird. Cette application de débit et de gestion financière personnalisée a été lancée conjointement par Wal-Mart et American Express.


De nouvelles opportunités de business
Ces nouvelles opportunités mettant les banques en première ligne incluent les commissions issues des achats effectués sur les mobiles, la migration vers les mobiles des petites transactions effectuées en cash et les nouveaux services à valeur ajoutée tels que le eCommerce, la publicité, les coupons de fidélité et les monnaies virtuelles.

Les banques disposent d’une bonne avance dans ce domaine. Pour elles, le paiement mobile est « win-win », car il permet de fidéliser leur clientèle, d’accroître le montant des valeurs que les clients accumulent sur leurs comptes et d’ouvrir la porte à de nouveaux services pour les clients. Mais la porte est grande ouverte pour de nouveaux concurrents : prestataires de services financiers, commerçants ou inventeurs de nouvelles technologies. Notamment pour ceux qui peuvent proposer des solutions " end to end " et renforcer des partenariats en vue de l'adoption de standards et de plates-formes ouvertes.

Dans le même temps, les entreprises doivent se préoccuper de ces aspects essentiels que sont la sécurité, la protection des données personnelles et l’appropriation par les commerçants et les clients de technologies avancées.
Les banques et les offreurs d’infrastructures et de services mobiles doivent coopérer, les banques apportant leurs bases de clients, la réputation de leurs enseigne, notamment en termes de sécurité, et les apporteurs de services mobiles leur maîtrise des nouvelles technologies, telles que le NFC, le BlueTooth Low Energy ou les QR codes.


* La migration EMV
Face à l'accroissement des transactions internationales et compte tenu de l'augmentation de la fraude, l'ensemble des banques dans le monde a décidé de doter leurs cartes bancaires d'une puce dont la technologie a fait ses preuves en France depuis plus de 15 ans. Dès 1996, les réseaux internationaux Europay, MasterCard et Visa ont commencé à définir l'ensemble des spécifications du nouveau standard international EMV. Ces spécifications ont été revues en l’an 2000. Il est possible maintenant d’assurer une interopérabilité au niveau mondial.

** Le salon Cartes, Secure se tiendra du 4 au 6 novembre 2014, au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://fr.cartes.com/




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