Les meilleures approches pour tirer parti du Big Data

jeudi 25 septembre 2014

Le Big Data continue à progresser en France, non seulement en termes de nombre de projets mais aussi de maturité des décideurs. Aujourd’hui, la majorité des directeurs marketing ou informatiques ont déjà réfléchi au sujet. Depuis 2012, de nombreux projets ont en effet vu le jour, notamment sur l’analyse et l’exploitation des données issues du web et des réseaux sociaux, ou dans des secteurs précurseurs comme la distribution et chez les opérateurs de services. Mais le Big Data se développe aussi à l’intérieur des organisations au sein des différentes directions métiers où un nombre croissant de décideurs commencent à percevoir l’intérêt pour leurs propres processus métiers, avec des enjeux et finalités spécifiques à chacun. Markess qui a mené une étude approfondie* auprès de 200 décideurs dévoilent les opportunités sectorielles et métiers ainsi que les stratégies de gouvernance des données, à l'horizon 2016.

Le nombre de projets Big Data en France continue de progresser. Les secteurs en avance sur ce sujet restent la distribution (grande distribution, e-commerce), les opérateurs de services et le secteur BFAM (Banques, Finance, Assurances et Mutuelles). Côté métiers, ce sont les décideurs des directions marketing et communication qui indiquent avoir mené le plus de projets dans ce domaine. Si en 2012, les projets menés par les organisations des décideurs interrogés se concentraient essentiellement sur l’analytique (avec notamment des besoins liés à l’analyse prédictive et à la gestion des données clients non structurées), les projets en cours en 2014 portent davantage sur l’exploitation de données en volume ou sur des problématiques de temps réel avec des périmètres fonctionnels et des enjeux différents selon les secteurs et les directions métiers.





Un niveau de maturité croissant
Depuis la précédente enquête de Markess menée en 2012, la maturité des décideurs interrogés sur le Big Data a progressé. Ils sont aujourd'hui près de 75% à indiquer avoir une bonne à très bonne connaissance du sujet. La progression est surtout importante parmi les répondants indiquant avoir une parfaite compréhension du Big Data. Les résultats montrent plutôt un approfondissement de la connaissance chez ceux qui avaient déjà des bases en 2012, ainsi qu’une diminution du nombre de décideurs n’ayant jamais entendu parler du Big Data. Si l’évolution du niveau de connaissance du sujet est surtout importante auprès des décideurs rattachés aux directions informatiques et marketing (en 2014 tous indiquent en avoir déjà entendu parler), la nouvelle étude décèle un intérêt croissant pour le Big Data de la part de décideurs d’autres directions, que ce soit de la part de la direction générale ou de directions métiers.

Des différences existent néanmoins selon le secteur d’activité et l’effectif des organisations interrogées. Les secteurs comme la distribution, les BFAM2 et les opérateurs de service ont une maturité plus importante sur le sujet que les autres. Il en va de même pour les répondants issus des organisations de plus de 5 000 salariés qui restent globalement plus informés sur le Big Data que ceux issus de plus petites entreprises. Enfin, sur les technologies associées au Big Data, les répondants ont toujours un niveau assez faible même si leur connaissance a progressé sur les concepts liés aux technologies Hadoop et à la visualisation de données.

Des objectifs variables
Parmi les directions marketing et communication, plus de 7 décideurs sur 10 indiquent avoir déjà conduit des projets ou avoir des projets en cours sur la thématique Big Data. Les bénéfices du Big Data sont avant tout de personnaliser l’expérience client avec pour objectif d’améliorer le service délivré au client, de le fidéliser et de disposer de fonctions analytiques poussées, notamment prédictives.

Les décideurs RH sont quant à eux encore peu nombreux à avoir déjà conduit des projets Big Data mais près de 4 sur 10 indiquent avoir des projets en cours sur ce thème. Ils souhaitent optimiser la gestion des compétences et des talents via une analyse fine des données et la gestion de modèles de performance.

Au sein des directions générales, les objectifs sont avant tout d’avoir des fonctionnalités permettant d’améliorer la fiabilité des données et des indicateurs, et de disposer de fonctions analytiques performantes. La sécurité et la confidentialité étant des enjeux essentiels.

Quant aux profils finance et achats, ils attendent des fonctionnalités leur apportant un meilleur contrôle sur la fiabilité des données et des indicateurs (ex. provenance, qualité), une meilleure conformité aux exigences réglementaires et des analyses performantes.

Les pratiques de gouvernance des données
Pour répondre aux attentes des métiers, les pratiques de gouvernance des données s’avèrent importantes. Il s’agit notamment d’identifier les données disponibles dans l’organisation (inventaire des sources et des contenus) permettant de faciliter une démarche analytique ou de mieux définir les données à collecter mais aussi d’analyser leur potentiel et leur valeur, de garantir leur intégrité et leur qualité en termes de fiabilité, de cohérence, d’unicité ou d’exactitude et de savoir les exploiter en fonction des besoins dans des processus opérationnels et décisionnels.

Or, si aujourd’hui une part importante des répondants ont activé des fonctionnalités pour gérer la sécurité et la confidentialité des données et pour inventorier les contenus et les données, leur qualification reste encore insuffisante et les processus liés à la qualité et à l’exploitation des données sont encore des enjeux essentiels.

De nombreux prestataires se sont positionnés sur le marché Big Data
Les prestataires qui se positionnent aujourd’hui sur le marché du Big Data sont nombreux et avec des offres variées. Parmi les principaux acteurs sur ce marché, présents en France, se trouvent des fournisseurs proposant des infrastructures de stockage ou de bases de données pour permettre d’héberger d’importants volumes de données. Plusieurs de ces acteurs proposent tout ou partie de leur offre en mode cloud. La plupart des infrastructures Big Data reposent sur des technologies Open Source Hadoop (Apache), facilitant les traitements de volumes de données de masse.
D'autres acteurs proposent des offres de gestion des données opérationnelles de type extraction de données (ETL), gestion des workflows et de la qualité/conformité des données. Certains accompagnent les organisations sur la partie business intelligence avec des offres globales (plates-formes) proposant des fonctions allant de l’analytique poussée (analyse statistique, prédictive), à des fonctions de visualisation de données. Des acteurs du search proposent leurs offres adaptées à la gestion de gros volumes de données. Enfin, certains acteurs sont issus du conseil et de l’intégration.



* Markess propose une étude complète de plus de 80 pages (table des matières téléchargeable à bit.ly/markess_TDM_DATA13). Parmi les 220 décideurs d’entreprises privées et d’administrations matures interrogés : 11% indiquent avoir déjà mené un projet lié au Big Data, soit deux fois plus qu’en 2012 ; 37% mentionnent avoir des réflexions ou des projets en cours ; 29% sont intéressés par le sujet mais n’ont pour le moment pas de projets en cours ; 15% n’ont pas d’intérêt ou ne sont pas concernés par le sujet (et 8% ne savent pas).

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