Trois décideurs informatiques sur quatre s'accordent sur l'intégrité et la crédibilité des logiciels open source

lundi 29 décembre 2014

La continuité de l'activité, la qualité et le contrôle sont les principales raisons justifiant de la préférence des spécialistes en informatique pour les logiciels open source sur les applications propriétaires, le coût ne venant qu'après. Une enquête de l’Institut Ponemon et de Zimbra révèle que plus de 75 % des professionnels de l'informatique s'accordent sur le fait que la transparence du code renforce la crédibilité d'une application logicielle, tandis que les deux tiers estiment qu'elle améliore la sécurité et limite les risques liés à la confidentialité.

L'enquête révèle aussi que 67 % des spécialistes en informatique de la zone EMEA et 74 % de leurs homologues américains partagent le même avis : les logiciels libres (open source) devancent les logiciels propriétaires en termes de continuité. Par contre, les questions de sécurité et de confidentialité divisent.
Tout au long de cette enquête, il ressort que les entreprises de la zone EMEA se concentrent principalement sur les problèmes de confidentialité que peuvent poser les solutions de messagerie et de collaboration. Aux États-Unis, c'est davantage la sécurité qui inquiète.

Les spécialistes en informatique ont exprimé leur insatisfaction vis-à-vis de leurs plates-formes de collaboration et de messagerie actuelles, dont la majorité est soumise à des licences propriétaires.

Résultat, 52 % des sondés de la zone EMEA et 55 % des participants aux États-Unis déclarent que leur entreprise remplacera ces solutions dans les deux années à venir.

« Parmi les conclusions les plus intéressantes, on note l’adoption lente des logiciels de messagerie et de collaboration open source, alors même que les professionnels de l'informatique clament leur confiance vis-à-vis de ces applications libres », explique le professeur Larry Ponemon, Président et Fondateur du
Ponemon Institute. « À mon avis, compte tenu de l'hégémonie des solutions propriétaires et du sentiment largement négatif qui les accompagne, les nouvelles solutions basées sur une licence commerciale libre vont séduire de plus en plus », poursuit-il.

Il ressort aussi de cette étude que les logiciels commerciaux open source surpassent les applications propriétaires en termes de continuité, de qualité et de contrôle. 67 % des spécialistes en informatique de la zone EMEA s'accordent sur les performances de continuité supérieures des logiciels commerciaux open source. Dans le même temps, 60 % des sondés de la zone EMEA sont convaincus qu'ils gagneront en qualité avec les logiciels commerciaux open source et 57 % estiment que ces derniers offrent un niveau de contrôle accru par rapport aux logiciels propriétaires.

La baisse potentielle des coûts ne représente plus le principal facteur de différenciation en faveur des licences libres (open source). Elle arrive derrière la continuité, la qualité et le contrôle. Par contre, tous facteurs confondus, les logiciels open source devancent les solutions propriétaires. Les employés ont des comportements à risque qui compromettent la confidentialité et la sécurité.

Les employés font courir plus de risques aux solutions de messagerie et de collaboration de leur entreprise. Selon les spécialistes en informatique de la zone EMEA : 79 % des employés ne respectent pas les règles de partage des documents confidentiels de l'entreprise ; 71 % des employés utilisent une application de messagerie et de collaboration non autorisée et 69 % des employés échangent des fichiers qui ne leur sont pas destinés.

L'insatisfaction des spécialistes en informatique vis-à-vis des logiciels propriétaires ouvre la voie aux licences libres.
65 % des participants de la zone EMEA se déclarent assez ou pas satisfaits de leurs solutions de messagerie et de collaboration, dont la majorité provient d'éditeurs de logiciels propriétaires. 52 % des spécialistes en informatique de la zone EMEA prévoient de remplacer leurs solutions de messagerie et de collaboration d'ici deux ans. Pour 60 % des sondés de la zone EMEA, le choix d'une solution de messagerie et de collaboration est essentiellement motivé par la réputation de l'éditeur et la compatibilité de ses offres.

« Les licences libres ont une formidable carte à jouer et peuvent se retrouver au centre de l'échiquier de la sécurité et de la confidentialité », affirme Rob Howard, Directeur Technique chez Zimbra. Il poursuit : « L'enquête confirme d'ailleurs une tendance que nous observons au sein de notre propre entreprise : les atouts des logiciels open source vont bien au-delà des simples économies financières ». « Ils offrent qualité et contrôle, et permettent à l'informatique de peser, entre autres, sur les résultats. », conclut-il.


Le rapport complet de l'enquête sur la sécurité et la confidentialité des logiciels collaboratifs open source auprès des utilisateurs aux États-Unis et dans la zone EMEA est disponible ici.


Méthode d'enquête
Dans le cadre de cette enquête, ont été interrogés des spécialistes en informatique et en sécurité informatique au sujet de l'utilisation des logiciels collaboratifs et solutions de messagerie libres au sein de leur entreprise, ainsi que sur leurs avantages. L'enquête sur la sécurité et la confidentialité des logiciels collaboratifs open source auprès des utilisateurs aux États-Unis et dans la zone EMEA a été menée par l’Institut Ponemon pour le compte de Zimbra, le commanditaire.
17 680 spécialistes en informatique et en sécurité informatique aux États-Unis et 16 700 homologues de la zone EMEA ont été retenus pour former la base d'échantillonnage de l'enquête. 79 % des sondés aux États-Unis et 74 % des participants de la zone EMEA occupaient des fonctions de responsables ou supérieures (ce choix était non délibéré). L'échantillon final représentait 1 398 participations, soit un taux de réponse de 4,1 % aux États-Unis et 4,0 % dans la zone EMEA. Ont été interrogés 723 spécialistes en informatique et en sécurité informatique aux États-Unis et 675 de leurs homologues dans les 18 pays suivants de la zone EMEA : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, France, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Suède, Suisse et Turquie.

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