Données opérationnelles : leur potentiel est encore loin d'être exploité

mercredi 23 mars 2016

Un nouveau rapport du Digital Transformation Institute de Capgemini révèle qu'aujourd’hui, plus de 70 % des entreprises se concentrent davantage sur les projets d’analyse de données opérationnelle que sur les données client. Toutefois, les déploiements à grande échelle restent limités et le succès de ce type de projet encore plus : seulement 18 % des entreprises ont mis en œuvre des projets d’analyse couvrant l’ensemble des opérations et atteint les objectifs souhaités.

« Les entreprises s’orientent vers l’analyse des données opérationnelles, car elle permet d’améliorer l’efficacité et les performances du back-office, tout en optimisant l’expérience client, précise Anne-Laure Thieullent, responsable Big Data pour l’entité Insights & Data de Capgemini en Europe. Cependant, malgré cette orientation, certains facteurs limitent le succès de ces projets, en particulier le cloisonnement des données, les modèles de gouvernance fragiles, l’incapacité à tirer parti des sources de données externes ou encore l’absence d’un engagement fort des équipes dirigeantes ».

Le Digital Transformation Institute de Capgemini a référencé les entreprises en fonction du niveau de déploiement de leurs projets d’analyse de données dans les processus opérationnels et du taux de réussite de ces projets, et a ainsi identifié quatre niveaux de maturité en matière d’analyse de données opérationnelles :

Le Digital Transformation Institute de Capgemini s’est appuyé sur ces quatre niveaux de maturité pour créer une carte géographique de l’adoption de ce type de projets et des taux de réussite dans le monde entier.

Et celle-ci montre que les entreprises américaines sont non seulement les plus avancées en matière d’analyse de données operationnelles, mais également celles qui obtiennent le plus de résultats. En effet, 50 % d’entre elles obtiennent les resultats escomptés de l’analyse opérationnelle. Un facteur important qui contribue au succès des entreprises américaines est qu’elles s’attachent à mettre en place une gouvernance très efficace : 47 % d’entre elles ont intégré l’analyse de données dans leur processus décisionnel, contre seulement 28 % des entreprises européennes. Les entreprises européennes, elles, sont à la traîne. Y compris, les entreprises allemandes qui sont en retard non seulement par rapport aux États-Unis, mais également par rapport au Royaume-Uni et aux pays scandinaves.

Aussi, après avoir effectué une analyse approfondie des quatre niveaux de maturité en matière d’analyse opérationnelle, le Digital Transformation Institute de Capgemini a identifié plusieurs caractéristiques organisationnelles clés qui ont permis au groupe des game changers de prendre une longueur d’avance sur les autres entreprises : « Nous sommes encore loin d’avoir exploité le potentiel de l’analyse de données opérationnelles, conclut Jerome Buvat, directeur du Digital Transformation Institute de Capgemini. De plus en plus d’éléments de la chaîne de la demande, de l’atelier aux produits vendus aux clients, sont connectés et produisent des données. Peu d’entreprises sont prêtes pour tirer parti de ces développements technologiques, celles qui ne le sont pas doivent examiner comment rattraper leur retard ou renforcer leur compétitivité ».

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