Pourquoi le secteur de l’Éducation doit-il prendre au sérieux la question de la taille de l’écran ?

vendredi 23 décembre 2016

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % des supports pédagogiques sont retenus lorsqu’ils sont délivrés via des moyens visuels et 90 % via des leçons interactives, contre seulement 25 % dans le cadre de présentations orales unidirectionnelles*. Par conséquence, les technologies de communication visuelle, telles que les projecteurs et les écrans plats, révolutionnent la façon dont l’enseignement est dispensée dans les écoles et dans les universités. Néanmoins, puisque le mode d’enseignement traditionnel recule et le numérique** a, en général, tendance à augmenter (plus de temps passé chez soi et sur les
écrans), cela a une incidence négative sur la santé oculaire. On constate une augmentation considérable de la myopie chez les jeunes adultes en Europe : le chiffre a doublé en 50 ans. Pourtant, malgré le lien établi entre l’utilisation des écrans et la santé oculaire, de nombreuses écoles aujourd’hui restent mal informées concernant le bon usage de l’écran et les protocoles de prise de décision. Hans Dummer, directeur de la division Projecteurs, Epson zone EMEAR, nous livre son analyse.

Écran plat ou projecteur ?

En matière d’enseignement au moyen d’écran, deux technologies sont disponibles : les écrans plats et les projecteurs Parmi ces deux options, les projecteurs restent la technologie reconnue. Les écrans plats sont néanmoins adoptés par certains établissements du fait de leur familiarité et de leur simplicité apparente. Toutefois, une étude Epson révèle que 58 % des étudiants ne sont pas en mesure de lire tout le contenu affiché sur un écran plat 70 pouces***, et le fait de ne pas voir ce qui est enseigné est préjudiciable pour l’apprentissage et génère une pression excessive sur les yeux. Malgré cela, aucune législation n’existe à l’échelle européenne pour régir la façon dont une telle technologie doit être utilisée en salle de classe ou pour garantir que ce qui est installé est visible par tous les étudiants dans la salle de classe, et par conséquent correspond à l’usage prévu. 

Les projecteurs offrent un choix beaucoup plus responsable et flexible pour le secteur de l’Éducation en proposant des tailles d’écran beaucoup plus grandes et évolutives jusqu’à 100 pouces.
Les projecteurs actuels bénéficient de technologies très avancées. Ils fonctionnent même en plein jour avec une luminosité et des couleurs exceptionnelles et intègrent une connectivité facile de type BYOD (Bring Your Own Device), une technologie tactile et intuitive, sans aucune déformation de l’image. Par ailleurs, en comparaison des écrans plats, les projecteurs sont plus faciles à transporter et moins encombrants.

Garantir que l’écran corresponde parfaitement à l’usage

Numéro un sur le marché des projecteurs depuis ces 13 dernières années, et travaillant en étroite collaboration avec un ensemble d’écoles et d’instituts de formation, Epson sait combien le visionnage des images et des informations projetées a un impact sur les résultats de l’apprentissage. Epson travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour s’assurer qu’ils ont choisi le produit qui correspond véritablement à leurs besoins. Cela garantit que le contenu projeté n’est pas trop petit, reste d’une qualité exceptionnelle et clairement visible par tous, en tenant compte des distances par rapport à l’écran. Le résultat ? Chacun, dans la pièce, a la même capacité d’interagir et de partager les informations.

Aujourd’hui, les méthodes d’apprentissage ne sont plus uniquement magistrales. Au contraire, les étudiants réalisent des présentations auprès d’autres étudiants et utilisent des écrans pour travailler en mode collaboratif. Par conséquent, les salles de classe exigent de plus en plus l’intégration adéquate de la technologie.
Pour se faire, il est important d’évaluer les besoins et les limites des paramètres de l’environnement : taille de la pièce, nombre de personnes l’utilisant, etc. Et malgré l’absence de législation, il existe actuellement plusieurs principes directeurs afin d’optimiser la capacité d’apprentissage et réduire l’impact sur la santé oculaire des étudiants.

Selon les directives définies par l’Université de Galles du Sud dans son rapport intitulé Audio Visual and Teaching Space Guidelines****.
- Le bas de l’écran ne doit pas se situer à moins de 1,20 m du sol ;
- La distance minimale entre la première rangée et l’écran doit correspondre à deux fois la hauteur de l’écran ;
- La largeur minimale de l’écran doit être identique à la distance entre le participant le plus près de l’écran et l’écran ;
- L’angle de vue vertical maximal et l’angle de vue horizontal maximal sont, respectivement, de 30 degrés et 45 degrés.

Si l’on pousse cette réflexion un peu plus loin, des directives sont également en place pour le type d’informations visionnées en salle de classe. La règle du 4-6-8 largement reconnue est basée sur les recommandations des organismes de recherche et de réglementation. Elle stipule que le participant qui se tient le plus éloigné de l’écran dans la pièce doit s’asseoir à une distance ne dépassant pas 4-6-8 fois la hauteur verticale de l’écran, en fonction de la tâche exécutée. L’observation dite passive (par exemple, le visionnage de vidéos) peut se faire à la distance la plus éloignée, suivie de l’observation dite détaillée (par exemple, l’explication générale ou les présentations) et enfin l’observation dite de contrôle (par exemple le contenu des feuilles de calcul et les petits textes) où le participant le plus éloigné de l’écran ne doit pas se tenir à une distance supérieure à quatre fois la hauteur verticale de l’écran.

Le cabinet d’études et d’analyses, The Smart Cube, relève que de nombreux facteurs entrent en jeu lorsqu’il est question de déterminer la technologie pour laquelle opter et la taille de l’écran requise (la hauteur du plafond, la longueur et la largeur de la pièce, le nombre de personnes dans la pièce et le budget). Tous ces facteurs impactent sur le choix entre les écrans plats et les projecteurs. Et bien qu’il n’y ait pas de normes reconnues concernant la taille de l’écran, mais uniquement des directives, cela est incontestable : plus l’écran est grand, plus les informations seront clairement visibles et par conséquent mieux retenues et
comprises par l’ensemble de la classe. Ainsi, afin d’optimiser le potentiel d’apprentissage et de réduire l’impact sur la santé, le secteur de l’Éducation devrait opter plus souvent pour les projecteurs et non pour les écrans plats.


* Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
** Nature.com 2015
*** Livre blanc Epson (Comparaison d’un modèle d’écran plan 70” haut de gamme en résolution 4K (le plus vendu – en unités – hors ventes dans hôtels selon des données de distributeur PMA pour l’Amérique du Nord, ventes de janvier à septembre 2015) dans une disposition de salle de type classe (largeur 22”x profondeur 27”). 58% des étudiants, âgés de 12 à 22 ans, auxquels il a été demandé de recopier six petits éléments d’informations sur des diapositives, ont copié au moins un élément de manière incorrecte. Basé sur une étude américaine menée par Radius Research, avril 2016.)
**** The Smart Cube, Écrans numériques Epson : La taille de l’écran par rapport à la distance, 12 août 2016 

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