Faut-il vraiment faire confiance aux institutions financières ?

vendredi 3 février 2017

En matière de cybersécurité et protection des données, les consommateurs font davantage confiance aux banques et assurances (83%), qu'aux acteurs du e-commerce (28%), aux opérateurs télécoms (13%) ou à la grande distribution (13%). Or, dans le secteur banques et assurances, seul un responsable sur cinq (21%) estime être en mesure de détecter et contrer les cyber-attaques. 

"Les consommateurs transmettent leurs données personnelles et confient leur argent aux banques, persuadés que ces dernières sont protégées à 100%, explique Maliha Rashid, Responsable de l’offre cybersécurité chez Capgemini Consulting. Mais, si les banques et assurances mettent en œuvre de nouvelles initiatives pour combattre la sophistication croissante des cyberattaques, le grand public reste insuffisamment informé des menaces et des difficultés auxquelles ces organismes font face". 

Pour les consommateurs, il est essentiel de pouvoir faire confiance à sa banque et à son assurance. Cette confiance ne doit pourtant pas être aveugle. Bien que les institutions financières investissent massivement dans la sécurité, les cyberattaques se multiplient et s’intensifient. L'évolution constante des menaces et l’incertitude qui en découle pourraient expliquer pourquoi, en dépit de ces investissements, 71% des organisations ne disposent pas encore d'une stratégie de sécurité adaptée ou de politiques claires et précises sur la protection des données.

L'entrée en vigueur en 2018 du GDPR (règlement européen sur la protection des données personnelles) devrait les inciter à mieux encadrer les choses. Car les fuites de données vont bientôt sous les projecteurs. S'il est essentiel que les entreprises mettent tous les moyens en œuvre pour garantir leur conformité d'ici l'année prochaine, aujourd'hui seuls 32% des dirigeants interrogés disent avoir progressé dans la mise en œuvre de ces recommandations. "Avec l'entrée en vigueur du GDPR et l'obligation pour les entreprises de rendre leurs incidents de sécurité publiques rapidement, les consommateurs risquent d'être surpris" précise Zhiwei Jiang, responsable mondial de la division Financial Services, Insights and Data chez Capgemini.

Mais les consommateurs ne sont pas dupes. 74% d'entre eux se disent d'ailleurs prêts à changer d’organisme en cas de d’incident de sécurité chez le leur. 


Imprimer l'article  Transférer par mail  Commenter  Facebook Twitter

En continu

SQ 250-300

Tribunes

Les vidéos du moment

Par date de parution


Derniers commentaires

ITCh sky droit

Rubriques

Thèmes

Secteurs