Pour Alcimed, le développement de la e-santé est une nécessité

lundi 13 novembre 2017

Pour Alcimed, société de conseil en innovation, la e-santé doit être vue comme un soutien de la relation patient/médecin. Ce n'est qu'à cette condition qu'elle pourra prendre son envol en France. 

Les dernières études médico-économiques montrent que les maladies chroniques représentent en France 70% des dépenses du système de santé et 86% de la mortalité. Portés par une prise en charge médicale d’excellence, nous vivons de plus en plus longtemps, malgré les Affections de Longue Durée (ALD) qui touchent aujourd’hui 17% des assurés du régime général. La meilleure maîtrise de ces maladies depuis leur dépistage jusqu’à leur traitement a permis de développer une médecine de précision qui vise à favoriser des comportements préventifs. Cette prévention est rendue possible par grâce notamment à une révolution technologique qui permet aujourd’hui d’accéder à un grand nombre de données physiologiques qui étaient hors du champ des possibles il y a encore quelques années. Cette transformation induit également un développement de la prise en charge à distance, permettant une meilleure qualité de vie pour le patient et désengorgeant par la même occasion un système de santé (notamment hospitalier) qui pourra consacrer plus de temps à de la médecine dite « de pointe ».

La prise en charge des patients souffrant d’ALD est grandement facilitée par l’utilisation d’outils numériques permettant de collecter des données physiologiques, de mettre en relation patients et professionnels de santé et de détecter des configurations qui nécessitent une intervention médicale ou paramédicale d’urgence ou de suivi. La e-santé trouve dès lors toute sa place. Et la France a un rôle à jouer dans ce domaine. 

Des nombreuses startups cherchent à développer l’e-santé. Dans le secteur de la télémédecine, on peut citer notamment Visiomed, H4D ou Parsys Telemedecine qui proposent des solutions intégrant plusieurs outils de mesure et permettant une prise en charge décentralisée à des degrés d’intégration très élevée, comme c’est le cas pour la ConsultStation d’H4D. La start-up Medpics, elle, permet de partager des cas cliniques entre professionnels de santé et de se former au diagnostic de cas complexes. Elle recense plus de 20 000 professionnels de santé connectés à la plateforme dont plus de 75% de médecins.

Enfin, d’autres projets visent à fluidifier le parcours de soin et permettre un accès rapide aux informations essentielles qui facilitent les échanges entre professionnels et patients. Ainsi, UmanLife est une start-up qui a pour ambition d’offrir une plateforme simple et ludique de prévention pour que chacun puisse être acteur de sa santé et de son bien-être. Jouant le rôle également de carnet de santé digital, la plateforme peut également servir de coach en agrégeant les données issues des différentes applications et/ou objets connectés de l’usager.

Ces offres d’e-santé ont un point commun : elles nécessitent un tissu numérique homogène et de qualité suffisante pour permettre à tous un accès égal à ces informations ou aux services qui en découlent. Or la fracture numérique des territoires français est malheureusement une réalité. Si les déserts numériques se recoupent partiellement avec la carte des déserts médicaux, il ne faut pas faire d’amalgame : une couverture numérique universelle ne résoudra pas tous les enjeux de l’accès aux soins. Toutefois, elle permettra de développer réellement la santé connectée. C'est même une nécessité. En septembre, le gouvernement a dévoilé dans le cadre du Grand Plan d’Investissement que 9 Mds d’euros seront dédiés à la transformation numérique du pays. La télémédecine, ainsi que la numérisation de l’hôpital font partie des axes forts de cette enveloppe de financement. 

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